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Epic Games dit « Non au jeu vidéo d’occasion »

Par 14 nov, 2008

Ça fait un peu slogan, mais c’est le nouveau scandale à la mode. A notre époque où on essaie de sauver ses derniers deniers (oui, j’exagère… mais cela faisait une bonne intro), le patron de Epic Games, le studio qui est notamment à l’origine du jeu vidéo monumental qui a fait vendre plus de Xbox 360 que Sonic n’a fait vendre de Megadrive (non, non, je vous rassure, ce n’est pas vrai), j’ai nommé Mike Capps et le jeu vidéo Gears of War a annoncé qu’il était contre la vente de jeu vidéo d’occasion.

L’argumentation à 2 euros je vous prie

  • Il y aurait selon lui 2 fois plus de joueurs ayant joué à Gears of Wars que d’acheteurs (statisques du piratage exclus, je suppose)
  • Il ne touche pas d’argent lorsqu’un jeu vidéo est loué, ou lorsqu’il est acheté d’occasion.
  • La solution ultime selon Mike Capps, adapté au marché de la console de jeu, mieux que le numéro de série ou le jeu installable un nombre limité de fois que l’on voit sur nos chères machines de bureau :
    Il pense que le DLC (Downloadable Content ou contenu téléchargeable) doit se développer davantage. Le joueur devra télécharger la fin du jeu, soit gratuitement parce qu’il a acheté le jeu neuf, soit en l’achetant en ligne dans (tous…) les autres cas.

Concrètement, l’idée c’est d’utiliser le concept de « contenu à télécharger » qui ne concerne aujourd’hui que des « bonus additionnels », et de les remplacer par des parties essentielles du jeu, via le marché Xbox Live.

Pourquoi Mike Capps a tort, et pourquoi on ne devrait pas interdire le marché de l’occasion

  • Le jeu vidéo d’occasion, bien qu’étant une vaste arnaque si on considère la marge faite sur les prix de rachat et de revente, est la PRINCIPALE source de revenus de nos chers revendeurs.
  • Le jeu vidéo d’occasion allonge la durée de vie des consoles. Exemple : la PS2, mais à terme la Xbox 360 sera dans ce cas aussi (faire vendre le support technique de son produit favorisera la vente de son jeu)
  • Y en a marre de télécharger des contenus pour nos jeux vidéo… surtout s’ils sont payants.
  • Son point de vue est simplement cupide.
  • Pour ne pas alimenter le marché de l’occasion, il n’a qu’à faire en sorte que les joueurs gardent leur jeu après l’avoir terminé, avec des contenus additionnels GRATUITS (et intéressants) !

Moi je dis HALTE au racket des joueurs. Les jeux vidéo sont déjà TROP CHERS ! Mike Capps est l’exemple typique du patron qui cible les acheteurs finaux au lieu de regarder les vrais responsables, car de bout en bout de la chaine de distribution, certains « acteurs » (éditeurs, revendeurs ou autres fabricants de console) prennent une part du gâteau très importante…

Dereck de Fluctuat.net conclue comme moi :

La vision de Mike Capps, centrée sur l’éditeur, est stérile, cupide et simplement stupide. Le marché de l’occasion n’est pas un problème. Il entretient la longue queue d’un jeu, il est un élément nécessaire au taux d’attachement d’une console. Si Mike Caps veut résoudre le problème, qu’il traite directement avec les revendeurs, car sa vision ne fait que pénaliser le consommateur.

Tout ça pour dire que ce n’est pas ce genre de nouvelles qui va faire diminuer le piratage…

Sources

  • Brève de Paddle : Mike Capps (Fluctuat.net)
  • Capps: « We really need to make strides against the secondhand market » (VideoGaming247)
  • Récits d’un vendeur de jeux vidéo (Sur le drôlissime blog Raton-laveur.net)

 

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Mots-clefs :, , , Catégories : article, games
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3 commentaires

Très bon article.
J’aime bien l’humour de Dereck.

ZeBlackRider (le 14 novembre 2008)  - #1

Bravo Soso pour cet article.

Soit ce Mike Capps est sérieux et il va se prendre une raclée du même genre que celle qu’a entraînée Spore à sa sortie. Soit il ne fait que prendre la température et il ne devrait pas être déçu par les réactions que ses propos vont entraîner ! Dans tous les cas il aurait mieux fait de tourner sa langue dans sa bouche avant de balancer de telles inepties.

Fabulatio (le 16 novembre 2008)  - #2

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