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Un hacker manipule une équipe SWAT de la police américaine

Par 23 oct, 2007

Un pirate de 19 ans encourt dix-huit ans de prison pour avoir trompé la police californienne. Farceur, notre hacker aurait envoyé une équipe de commandos SWAT prendre d’assaut la maison d’un couple innocent à quelques milliers de kilomètres de là.

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L’affaire commence par un appel au numéro d’urgence du sheriff du comté d’Orange. Un forcené affirme avoir assassiné l’un des occupants d’une maison californienne, et promet un nouveau meurtre.

La police déploie alors une équipe d’intervention SWAT sur les lieux. Sauf que… l’appel provient en réalité de l’état de Washington, à plusieurs milliers de kilomètres de là. Il est l’oeuvre d’un adolescent de dix neuf ans, parvenu à tromper le système d’identification des numéros du centre d’appels d’urgences. Le jeune homme a alors pu convaincre l’opérateur qu’il téléphonait effectivement depuis l’adresse en question. Cette dernière n’est en réalité qu’un pavillon sans histoire dans un quartier résidentiel.

L’histoire aurait pu très mal se terminer : le propriétaire de la maison, entendant du bruit à l’extérieur, sort armé et fait face au commando de la police. La situation n’a pas dégéneré, mais elle aurait parfaitement pu tourner au drame : brandir une arme face à une équipe d’intervention en opération est généralement une très mauvaise idée.

L’adolescent a été arrêté, et il encourt dix-huit ans de prison. La justice américaine lui reproche non seulement le faux appel téléphonique, mais compte également l’accuser de « tentative de meurtre par procuration ». Si ce chef d’accusation est retenu, la justice considérera alors que ce ne sont pas les policiers qui ont pointés leur arme vers l’occupant du pavillon, mais bien le jeune homme.

La police n’a pas révélé la technique utilisée par le jeune pirate pour trafiquer son numéro, mais elles sont nombreuses et relativement simples à mettre en oeuvre à partir d’un ordinateur. Les appels de ce genre sont d’ailleurs monnaie courante aux Etats-Unis, ou ce petit jeu a même un nom : le « swating ».

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