Nvidia ARM : le projet de rachat est bel et bien compromis

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Andy

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Nvidia avait débuté une action visant à racheter ARM, la société productrice de semi-conducteur mobile, en septembre 2020. Cependant, l’opération a rencontré diverses difficultés depuis. Cela concernait notamment des problèmes de régulations sur le marché.

Le pari de Nvidia pour racheter ARM en 2020

En septembre 2020, Nvidia annonçait son intention de racheter la société britannique ARM de SoftBank. L’objectif était clairement de prendre une longueur d’avance sur les concurrents dans le secteur informatique et de l’Intelligence artificielle.

Le rachat d’ARM au groupe SoftBank aurait couté initialement 38,5 milliards de dollars. Une réévaluation s’ensuivit après que les actions de Nvidia aient eu une hausse. La transaction allait donc s’élever à 87 milliards de dollars en novembre dernier.

Lundi dernier (7 février), des sources proches de l’opération annoncent l’abandon de Nvidia. Actuellement, la valeur de la transaction est évaluée à 66 milliards de dollars. Cela aurait donc été l’une des plus grosses acquisitions réalisées dans le secteur des puces et des semi-conducteurs. ARM est donc de nouveau disponible sur le marché.

Pour l’instant, il est difficile de se prononcer sur la situation de la situation britannique. Une source évoque sa mise sur le marché boursier d’ici la fin de l’année par le groupe SoftBank. En raison de l’annulation du rachat, ce dernier recevra un dédommagement d’un montant de 1,25 milliard de dollars.

Les raisons de cet échec

L’acquisition d’ARM par Nvidia avait suscité bon nombre de réactions de la part de la concurrence, mais également d’institutions. Parmi les principaux opposants, nous retrouvons Qualcomm, Microsoft et Google.

Ces entreprises avaient soulevé des inquiétudes sur l’avenir du marché et de la concurrence. En effet, les puces actuelles utilisent l’architecture ARM dans leurs conceptions. Nvidia aurait donc le monopole du secteur. Ces doutes et la situation ont donc provoqué l’intervention des institutions de régulations de différents pays.

La FTC des États-Unis, ainsi que des organisations de l’Union européenne, du Royaume-Uni et de la Chine ont donc ouvert une enquête antitrust sur l’opération de rachat. D’ailleurs, la FTC était déjà peu favorable au projet de Nvidia dès ses débuts.

Du côté des comités de l’Union européenne, une contre-proposition visant à trouver un compromis était en préparation. En effet, les technologies ARM doivent rester neutres. Nvidia avait plaidé que la situation resterait la même devant la CMA (Competition and Markets Authority) britannique. Mais cette dernière n’était pas convaincue.

 

Le résultat est donc ce que nous connaissons actuellement : l’échec de l’opération. L’avenir d’ARM semble encore incertain suite à tout cela. En effet, SoftBank essuie une grosse perte et devra s’en remettre. Une réorganisation s’opère également chez ARM, dont la dernière en date concerne le remplacement de son CEO actuel.

 

 

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