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Frontier : le premier supercalculateur à franchir la barre mythique de l’exaflops

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Un nouveau supercalculateur arrive en tête du classement Top500 des systèmes. Il est donc reconnu comme le plus puissant au monde, remplaçant le Fugaku japonais basé sur une puce ARM. Il s’agit en fait du Frontier, un superordinateur du Oak Ridge National Laboratory (ORNL). Avec 1 102 exaflops, il devient la première machine à outrepasser officiellement la barrière exascale.

Un superordinateur le plus rapide au monde, propulsé par AMD EPYC

Frontier fonctionne avec une combinaison de processeurs de serveur AMD EPYC de 3e génération et d’accélérateurs Instinct MI250x avec un total de 8,7 millions de cœurs. La technologie d’interconnexion Slingshot-11 de HPE fournit le réseau. Celle-ci est conçue pour accélérer les charges de travail de calcul haute performance (HPC), comparable à la plateforme InfiniBand de Nvidia.

Ce résultat de référence constitue un motif de célébration pour AMD. En effet, il vient de supplanter un système fondé autour d’un CPU ARM du haut classement. En plus de cela, le fabricant américain a également renforcé sa présence sur la liste globale de 95 % d’une année sur l’autre.

Le nouveau système se trouve encore en phase de test final, mais devrait être disponible pour un nombre limité de chercheurs d’ici la fin de l’année. Un lancement complet devrait avoir lieu en 2023.

Frontier serait-il le premier à adopter un vrai système exascale ?

À notre époque, il existe déjà quelques appareils qui sont théoriquement proches du cap des exaflops, soit 1 milliard d’opérations par seconde. C’est notamment le cas de Fugaku qui représente un ordinateur dit « exascale » sur papier. Dans des conditions pratiques, il doit atteindre 442 pétaflops. Ce nombre est toujours impressionnant qu’il reste une référence à ce jour.

Cette machine américaine vient de faire entrer le calcul haute performance dans une nouvelle dimension. Ses concepteurs réclament un score moyen de 1 102 exaflops avec un pic à 1 685 exaflops. Cela révèle un chiffre qui triple le record de Fugaku avec 0,537 exaflops. Notez que les chiffres exacts doivent être pris avec un grain de sel en raison de différences subtiles dans les benchmarks.

Quoi qu’il en soit, Frontier s’avère le premier supercalculateur au monde à dépasser le cap symbolique des exaflops dans des conditions réelles. En outre, cet appareil fait aussi des merveilles en matière d’efficacité énergétique.

Conclusion

Avec la nouvelle explosion des scores dans le Top500, l’ère de l’informatique exascale est désormais une réalité. Compte tenu de la vitesse à laquelle ces chiffres augmentent, nous pouvons nous attendre à ce que ce fameux exaflops devienne la norme des supercalculateurs dans un avenir relativement proche.

 

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