Ubuntu 7.10… Out !

Et bien voilà, comme prévu, la nouvelle version 7.10 d’Ubuntu est désormais disponible en téléchargement en version finale. La nouvelle mouture est l’occasion bien sûr d’effectuer une mise à jour générale de tous les composants, mais la distribution inclut d’autres améliorations que l’on retrouvera ci-dessous.

Au fait, certains de nos lecteurs ont eu des problèmes avec les téléchargements, nous avons vérifié et cela semble fonctionner correctement chez nous. Si vous rencontrez des problèmes avec le téléchargement, s’il vous plaît vérifiez auprès de votre fournisseur d’accès à Internet, nous utilisons o2 adsl et cela fonctionne bien pour nous.

Le poste de travail - L’environnement de bureau GNOME (version 2.20.1)

- La suite bureautique OpenOffice.org en version 2.3

- Les effets 3D du bureau activés par défaut, si la configuration de votre ordinateur le permet

- Un applet de recherche qui gère les actions fréquentes, les marques-pages Internet et de recherche, les carnets d’adresses et autres

- Un applet de changement d’identité, utile dans un environnement multi-utilisateur

Internet et communication - L’assistant d’Ubuntu pour l’intégration de greffons à Firefox, qui facilite l’installation de greffons et d’extensions par paquets

- Firefox en version 2.0.0.6 (avec mises à jour de sécurité)

- Un moyen simple d’installer le lecteur Flash propriétaire sur Ubuntu 64 bits

- Lecteur d’animations Flash Gnash (disponible dans les dépôts pour ceux qui veulent tester)

La gestion de l’ordinateur - Un gestionnaire d’installation de paquets GDebi pour KDE est désormais intégré à Kubuntu.

- Configuration/détection automatique des imprimantes USB et réseau

- Nouvel outil de configuration des imprimantes

- Interface graphique de configuration du serveur graphique X.org. Cet utilitaire est aussi accessible en mode de secours, en cas de problème

- Installation rapide de pilotes non-libres pour certains périphériques

Système - GTK+ 2.12

- Mise en place d’AppArmor, pour la sécurité

- X.org 7.3 avec support de xrandr, qui permet la détection et la configuration automatique de l’écran

- Activation du support en écriture sur les partitions NTFS (ntfs-3g)

- Meilleure gestion de la consommation électrique (pour ordinateurs portables)

- Nouveaux profils d’installation pour Ubuntu Server

Comme d’habitude, la distribution Ubuntu est disponible en plusieurs saveurs. Pour les téléchargements, il suffira donc de cliquer sur le lien correspondant à la version que vous préférez : - Ubuntu (GNOME) : FTP - BitTorrent

- Ubuntu (GNOME) 64 bits : FTP - BitTorrent

- Kubuntu (KDE) : FTP - BitTorrent

- Kubuntu (KDE) 64 bits : FTP - BitTorrent

- Edubuntu (destinée à l’éducation) : FTP - BitTorrent

- Edubuntu (destinée à l’éducation) 64 bits : FTP - BitTorrent

Via

Le downgrader officiel de Windows Vista à XP

Logo VistaCa ressemble à une blague, mais c’est vrai. Microsoft propose un downgrader officiel qui permet de “mettre à jour” son dernier système d’exploitation Windows Vista vers son prédécesseur, encore bien en vogue car très largement adopté, Windows XP.

Un souci de “compatibilité” logicielle et matérielle gêne fortement les nouveaux acquéreurs d’ordinateurs pré-équipés de Windows Vista. Quand les constructeurs, après avoir tenté d’imposer Windows Vista, se sont mis à remettre des CD de Windows XP dans les nouvelles configs, Microsoft s’est trouvé dans une situation délicate. A noter que le downgrader n’est disponible que pour les versions Business et Ultimate (Professionnelle et Intégrale pour les versions françaises). Cela concerne donc majoritairement les petites et moyennes entreprises (les grosses ayant fait le choix de rester sous XP ? :))

De plus, à retenir… les utilisateurs de Windows continuent d’utiliser XP pour des raisons (outre les raisons de compatibilité évoquées ci-dessus) de… performance. En effet, le nouvel OS de Microsoft donne de la peine à nos machines actuelles !
Mauvaise programmation involontaire, nouvelle convivialité trop optimiste au vu des ressources ou partenariat avec l’industrie hardware pour forcer les utilisateurs à upgrader leur matériel… la question reste ouverte !

Via CNET News

Comment éviter ce fichu proxy ?

Si vous avez internet au boulot, vous avez certainement déjà dû pester après le proxy de votre entreprise, qui vous empêche, en vrac :

  • d’accéder à votre machine de geek à distance
  • d’utiliser certains services indispensables comme le POP3, le SIP, le P2P (heuu, là il vaut mieux éviter par contre…)
  • parfois de surfer sur certains sites pourtant indispensables à votre travail quotidien, comme ce blog.

Il existe pourtant une solution (relativement) simple pour éviter ces désagréments, j’ai nommé le Tunnel SSH.
SSH permet en effet de créer des tunnels entre un port de la machine locale et un port d’une machine distante, en emprutant une connection SSH. Les proxys laissent en général passer directement les connections adressées au port 443, utilisé normalement pour le protocole https. On va donc configurer un serveur ssh écoutant sur le port 443, puis configurer les tunnels qui nous intéressent.

 

 

ssh Comment éviter ce fichu proxy ?

Il vous faut :

  • une machine sur internet, non bridée par un quelconque proxy, ayant un serveur SSH. (Les vrais systèmes comme MacOS et Linux l’incluent en standard. Pour Windows, installez OpenSSH). En général, ce sera votre PC à la maison. Appelons cette machine P (comme passerelle). Vous pouvez créer un compte chez dyndns.org si P n’a pas d’adresse IP fixe.
  • un client SSH sur votre machine de bureau, par exemple putty. Nous appellerons cette machine B.

Mode d’emploi :

  • configurez P pour accepter les connections SSH sur le port 443 (allez voir /etc/ssh/sshd_config), ou alors configurez votre routeur pour rediriger le port 443 sur le port 22 (port standard SSH) de la machine P.
  • Activez le service SSH, Désactivez un éventuel firewall, et configurez votre routeur pour que P puisse accepter les connections SSH. Pour tester, essayez de vous connecter avec la commande ssh votre_machine.dyndns.org -p 443
  • sur B, configurez putty de la manière suivante :
    • Session -> Host Name : donnez l’adresse IP de B ou son nom de domaine si vous en avez un (si vous n’en avez pas, vous pouvez utiliser un service comme dyndns)
    • Connection -> Proxy : renseignez les paramètres de votre proxy (recopiez les depuis votre navigateur)
    • Connection -> Data : renseignez votre login sur la machine P
    • SSH -> Tunnels : là ça devient intéressant. Dans source port, renseignez un port libre sur B, par exemple 1234. Dans destination, donnez l’adresse et le port d’une machine, par exemple pop.mail.yahoo.fr:113, puis cliquez sur Add.
    • Vous pouvez donner un nom à votre configuration et la sauvegarder dans Sessions
  • Connectez vous en cliquant sur Open, donnez votre mot de passe sur la machineP
  • Si vous êtes connecté, vous avez maintenant accès à votre machine, et EN PLUS, toutes les connections sur B localhost:1234 seront redirigées sur pop.mail.yahoo.fr:113 via votre machine P. Vous pouvez donc configurer un client de messagerie sur B en donnant comme nom de serveur POP3 localhost et port 1234.
  • Vous pouvez ainsi rediriger n’importe quel port local vers un port de P ou d’une autre machine. Pensez à VNC pour piloter P à distance, à SFTP pour le transfert de fichier, …

Vous allez me dire, c’est bien beau tout ça, mais comment surfer ? Je ne vais pas m’amuser à ajouter chaque site que je visite dans la liste des tunnels. Et bien là où SSH fait fort, c’est qu’il peut agir comme un proxy SOCKS 5, et créer dynamiquement les tunnels adéquats. Mode d’emploi :

  • Dans putty, SSH -> Tunnels, ajoutez un tunnel source port 1080, dynamic, laissez vide la destination, puis cliquez sur add.
  • Dans votre navigateur favori, réglez vos paramètres de proxy pour utiliser le proxy SOCKS V5 localhost, port 1080.
  • Firefox utilise le DNS de B par défaut. Pour qu’il utilise le DNS de P, tapez about:config dans la barre d’adresse et changez network.proxy.socks_remote_dns = true
  • Enjoy !

Il est à noter que de nombreux programmes permettent d’utiliser un proxy SOCKS, et qu’il existe même des programmes pour “socksifier” n’importe quelle application.

Ayez toujours à l’esprit que tout le traffic transite par votre machine P, et que votre bande passante en download sur B sera limitée par la bande passante montant de P -> proxy -> B, cad 128 kbits pour les moins biens lotis en ADSL.

Vous n’avez donc désormais plus de limites imposées par le proxy, et en plus vos communications de B à P sont cryptées. Veillez tout de même à toujours respecter la charte d’utilisation des moyens informatiques de votre entreprise, et à ne pas abuser de la bande passante offerte.

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