L’OpenJDK 6 certifié Sun implementation compliant

L’OpenJDK est une version libre du langage de programmation JAVA tel que défini par le Java Community Process (JCP). La dernière version 6 vient de passer les rigoureuses qualifications du Java Test Compatibility Kit ; plus de 1 million de lignes de code éprouvées par 80 000 tests, c’est donc officiel : l’OpenJDK 6 devient une implémentation libre et conforme aux spécifications JAVA 6 de Sun Microsystems.

Cela aura pris un certain temps, mais Sun a su tenir sa promesse en libérant petit à petit son “précieux” en commençant par son compilateur JavaC ainsi que sa machine virtuelle HotSpot.

Côté distribution GNU/Linux, Fedora 9 sera la première à inclure un JDK libre 100% conforme aux spécifications JAVA 6 grâce aux efforts des ingénieurs de Sun, RedHat et de la communauté Fedora. RedHat envisage aussi d’inclure OpenJDK dans la prochaine RHEL 5.3.

Le « Java trap » (piège java) dont avait parlé Richard Stallman en 2004 est donc définitivement enterré, pour rappel dans un article du 12 avril 2004 Stallman écrivait :

If your program is free software, it is basically ethical—but there is a trap you must be on guard for. Your program, though in itself free, may be restricted by non-free software that it depends on. Since the problem is most prominent today for Java programs, we call it the Java Trap.

“Si votre programme est un logiciel gratuit, c’est fondamentalement éthique (NDLR : traduction approximative :)) - mais il y a un piège sur lequel vous devez être averti. Votre programme, malgré sa gratuité, peut être restreint par la partie logicielle non-gratuite dont il dépend. Comme il s’agit du problème le plus répandu dans les programmes Java, nous l’appelons le Piège Java.”

A l’époque, les bibliothèques de base de JAVA ainsi que son compilateur étaient non-libres. Donc, il était impossible de ne pas dépendre d’eux. Le deuxième jour de la conférence JavaOne 2006 Rich Green, Vice président exécutif de la division logicielle de Sun Microsystems, rétorquait :

It’s Not a Question of Whether, but a Question of How.

“Ce n’est Pas une Question de Savoir Si, mais une Question de savoir Comment.”

C’est maintenant chose faite avec JAVA, à quand une version 100% libre de .Net par Microsoft ? ;)

Site web : OpenJDK

Source : linuxfr, wikipedia

Spring RCP 1.0 est sorti

Spring Framwork

Le framework Java Spring Rich Client Platform est enfin arrivé à une version stable 1.0.

Cette release était fortement attendue par tous les utilisateurs de ce magnifique framework d’écriture de clients riches Swing. En effet, la précédente version stable 0.2.1 datait de Septembre 2006.

Si vous avez à développer un nouveau projet en client riche, je vous conseille fortement d’étudier ce framework avant de vous jeter dans les bras d’Eclipse RCP ou de Netbeans RCP, ou pire d’essayer de réécrire un framework maison.

Les principales fonctionnalités sont :

  • Binding bidirectionnel de composants graphiques sur vos objets métier
  • Gestion de formulaires avec validation de contraintes, affichage des erreurs de validation sur les champs, commit et rollback
  • Modèle de commandes
  • Configuration de tous les labels, commandes, icônes par fichiers de ressources
  • Sécurisation des commandes par Acegi (un autre sous-projet Spring)
  • Intégration par simple paramétrage avec plusieurs gestionnaires de vues : docking avec Jide ou VLDocking, fenêtre Mdi classiques, vues fixes, …
  • Aucun lien avec un IDE quelconque
  • Extrêmement configurable. Vous n’êtes absolument pas obligé de prendre tout le framework, mais juste les parties qui vous intéressent.

Et vous bénéficiez bien sûr du framework Spring pour gérer vos services métier et configurer le comportement de votre application.

Le gros point noir est le manque de documentation, mais avec cette release on peut espérer qu’elle va rapidement s’étoffer.

J’utilise ce framework en version 0.2.1 depuis plus d’un an sur un projet important (plus de 1000 j.h, 300 utilisateurs) et je dois dire que je suis extrêmement satisfait des services qu’il me rend.

Le framework Java/Groovy Grails version 1.0 est sorti !

G2One et l’équipe Grails viennent de sortir il y a peu la version 1.0 du framework web Grails basé sur le langage dynamique Java/Groovy, et utilisant en son sein les frameworks Spring (conteneur léger pour la couche logique et métier) et Hibernate (couche persistance). Ce framework orienté web s’inspire fortement du framework Rails (Ruby on Rails) avec notamment la notion de convention (vs configuration) permettant de n’avoir que le minimum de configuration nécessaire, un vrai bonheur pour le développeur. Il permet un gain de productivité dans le développement d’applications web sur la plateforme Java, tout en permettant de protéger son existant et son investissement : mapping Hibernate ou JPA, configuration Spring, librairies Java, serveurs d’application, etc.

Grails est une solution ouverte qui laisse un grand choix au niveau de l’architecture : application full-Grails, Groovy/Java, où même la partie présentation peut être débranchée au profit d’une intégration GWT ou Flex grâce à l’utilisation de plugins dédiés. Cette version finale apporte de nouvelles fonctionnalités comme un DSL (Domain-Specific Language) pour un mapping objet-relationnel plus poussé, l’ajout d’un mécanisme d’intercepteurs et d’URL mapping avancé, et encore plus de facilité pour exposer des ressources REST.

La sortie de la version 1.0 risque de donner une nouvelle dimension au projet, et il suffit de regarder l’activité de la liste de diffusion pour réaliser à quel point ce framework a de beaux jours devant lui.

Le seul bémol concernerait la prise en charge des IDE. Il existe des greffons pour Eclipse et NetBeans mais ils sont encore trop jeunes. Le seul greffon vraiment avancé à l’heure actuelle est celui pour IDEA IntelliJ (IDE excellent mais qui n’est malheureusement pas OpenSource).

Site : Grails

Via linuxfr.org, application-servers.com

Débuggez sans IDE avec le JDK 1.6

Dans ma chasse aux fuites de mémoire dans mon appli Swing, je viens de découvrir deux outils très sympathiques livrés avec le JDK 1.6 :

  • jmap permet de faire un dump du tas (heap) d’un processus java en JRE 1.6
  • jhat permet de lancer un serveur web permettant d’exploiter un fichier de dump

Exemple :

  • jmap -dump:format=b,file=heap.bin 2265 dumpe le tas du processus d’ID 2265 dans le fichier
    heap.bin
  • jhat heap.bin lance un serveur Web sur le port 7000 qui permet de visualiser le contenu du tas.

On peut ensuite avec son browser favori aller sur http://localhost:7000 et explorer toutes les instances, leurs références, par qui elles sont référencées (très utile pour la chasse aux memory leaks). On peut aussi spécifier à jhat 2 fichiers de dump et voir quelles instances ont été créées entre les 2 snapshots, …

En résumé, 2 petits outils bien pratiques lorsqu’on ne veut pas se lancer dans un outil de profiling comme Eclipse TPTP, JProbe ou autre. L’avantage étant qu’on peut les utiliser sur un poste utilisateur ou sur un serveur.

IcedTea 1.4 : Java libre !

Avec la sortie des nouvelles versions de IcedTea 1.4 et GNU Classpath 0.96, un pas de plus est franchi pour la création d’une machine virtuelle Java complètement libre. Classpath est un élément majeur qui entre dans la composition et la compilation de IcedTea. En effet celui ci est un paquet qui vise à remplacer les paquets qui restent exclus de l’ouverture du code source décidé par Sun et de fait encore propriétaires et non-libres.

Pour l’instant seule la prochaine Fedora 8 inclura, par défaut, IcedTea, mais d’autres distributions travaillent aussi sur la question et devraient bientôt intégrer le paquet IceTea dans leurs dépôts logiciels, de façon officiel. C’est le cas notamment de Debian ou de Ubuntu par exemple. Pour mémoire IcedTea est encore en version alpha, tout comme la prochaine version de la machine virtuelle de Sun. Vous  pouvez aussi visiter le site communautaire OpenJDK.

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